[:fr]Depuis notre indépendance, corruption et délits assimilés ont toujours été les bêtes noires de tous les régimes politiques qui se sont succédés.
Les différents présidents de la République, de Senghor à Macky en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont mis en avant un arsenal répressif qui s’est avéré par la suite inopérant.

C’est d’ailleurs avec Diouf qu’un arsenal hors pair a été activé. Le délit d’enrichissement illicite et la Cour de répression de l’enrichissement illicite ont été l’artillerie lourde d’une guerre qui, au finish, n’a pas été gagnée. La Crei d’alors n’a jugé que trois cas au maximum. Réactivé 30 ans plus tard, elle a fait pire avec dans sa besace, l’affaire Karim Wade.

A l’arrivée de Macky, la mise en place de l’Ofnac devrait normalement siffler la fin de la récréation. Car, l’office national de lutte contre la fraude et la corruption avait essentiellement pour mission, si l’on se fie aux déclarations du Chef de l’Etat, de poursuivre des caciques du régime qui seraient tentés de verser dans des actes de prévarication.

Malheureusement, la montagne a aussi accouché d’une souris. 19 rapports de l’Ofnac n’ont été suivis d’effets. Certaines des personnalités épinglées par les différentes institutions de contrôle dont la Cour des comptes, l’Inspection générale d’Etat (Ige), etc. ont même eu des promotions.

La réalité est que Macky n’a poursuivi aucun de ses proches. Tout l’appareil répressif anti-corruption sous son magistère n’a fonctionné qu’à l’égard de ses opposants.

Pis, depuis 2015, ces institutions ont toutes brillé par l’absence de leurs rapports qui devraient être annuels. Bizarrement, c’est à partir de maintenant que les rapports commencent à sortir des tiroirs. La Cour des comptes a publié tout récemment ses rapports 2015, 2016, 2017.[:]

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