[:fr]Les élèves en classe d’examen et enseignants ont rejoint les temples du savoir pour annihiler le risque d’une année scolaire stérile. Seule inquiétude, certains élèves, si ce n’est la majorité, semblent avoir du mal à se concentrer, à adopter de nouveau le rythme des cours
«C’est difficile pour moi de suivre les cours. Au début de la rentrée, j’ai rangé mon téléphone portable afin de me déconnecter des réseaux sociaux. Mais avec les 03 mois passés à la maison, j’ai rallumé mon portable et difficile pour moi de quitter la toile», déclare Zeynabou Sy, élève en classe de 3e au Collège d’enseignement moyen (Cem) Hlm Grand Yoff.

En effet, renseigne SudQuotidien,Facebook, Whatsapp, Instagram, Tik Tok, entre autres, ont fini de s’emparer du moindre espace de temps chez les apprenants pour qui le défi de s’en libérer est plus que jamais grand et ardu.

C’est d’ailleurs ce que révèle cette candidate au diplôme du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). «J’ai des amis sur Facebook, Instagram, Whatsapp, qui veulent discuter avec moi tout le temps. Même si je suis obligé d’éteindre mon téléphone, mes pensées sont focalisées sur mes messages. Je fais de mon mieux pour me passer de mon téléphone mais franchement c’est difficile», at-elle expliqué.

la passivité des élèves

Et d’ajouter : «il y a beaucoup de notions que j’ai oubliées, alors que c’est une continuité. J’ai du mal à comprendre les professeurs mais ces derniers sont pressés de terminer le chapitre compte tenu du nouveau calendrier scolaire». Dans la même dynamique, plusieurs enseignants dénoncent «la passivité» et «un état d’esprit de distraction chez les élèves».

Dans les toilettes pour un appel ou un statut

«La tâche qu’implique cette reprise est déjà fastidieuse mais certains élèves récalcitrants viennent la rendre encore plus difficile. Ils ne cessent de bavarder, de manipuler en cachette leurs portables, de demander de façon répétée des permissions pour aller aux toilettes dans le seul but de passer un appel ou de poster rapidement un statut sur les réseaux sociaux C’est du n’importe quoi», lâche Abou Bathily, professeur de Mathématiques aux Cours secondaires des Parcelles Assainies qui est dépité et dépassé par des élèves dont les téléphones portables ne cessent de vibrer et qui se livrent à toutes formes de distraction pour perturber le bon déroulement de son cours()[:]

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